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 NAISSANCE DE L’URBANISME MODERNE

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sel et sucre

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MessageSujet: NAISSANCE DE L’URBANISME MODERNE   Mar 9 Sep - 13:01

NAISSANCE DE L’URBANISME MODERNE

Vers le milieu du XIXe siècle, une partie des villes européennes apparaissaient anachroniques, impropres à remplir les fonctions que leur imposaient l’industrialisation et les concentrations démographiques. Pour survivre et s’adapter, elles réclamaient des transformations globales de grande envergure.
Les pays anglo-saxons réagirent de façon uniforme à la nécessité d’améliorer les conditions de vie dans les cités. Ils commencèrent par réguler les conditions sanitaires et la densité des immeubles.
En France, des expériences d’habitat amenèrent à la construction des premiers logements ouvriers, comme la fondation Lebaudy, installée à la rue Gassendi à Paris.
Les cités-jardins créées par le Britannique Ebenezer Howard en 1903 (modèle culturaliste) fut adoptée par quantité d’urbanistes qui la généralisèrent dans de nombreux pays.
La « ville-jardin » communautaire de Welwyn (1920), construite d’après ses plans, avait été conçue comme une cité indépendante, protégée de l’empiétement urbain par une ceinture verte ou une zone agricole

L’URBANISME MODERNE COMME UNE PANACEE

Un urbanisme social et quelque peu paternaliste vit ainsi le jour (modèle hygiéniste), bientôt radicalisé par les premiers modèles urbanistes progressistes (la cité linéaire de Soria, la cité industrielle de Tony Garnier, etc.).
Ce mouvement prônait une approche globale et à long terme de l’urbanisme, impliquant l’abandon ou la destruction des centres anciens.
Les idées développées étaient d’abord des thérapies sociales afin d’éliminer le « cancer » de la ville ancienne.
Les programmes cherchaient à concilier technologie moderne et justice sociale, s’efforçant de définir les différents facteurs affectant les cités modernes (travail, logement, transport et loisirs).
LES PREMICES D’UNE LEGISLATION URBAINE
D’importantes mesures visant à formaliser et à légaliser l’urbanisme furent prises au début du XXe siècle.
En 1909, la Grande-Bretagne vota une loi d’urbanisation permettant aux autorités locales de préparer des plans de contrôle du nouvel aménagement.
En 1909, également, eut lieu aux États-Unis la première Conférence nationale d’urbanisme.

LES DEBUT DU LE CORBUSIER

Entre le second après-guerre et la fin des années 1960, l’urbanisme progressiste s’imposa, consacrant la figure de l’architecte français d’origine suisse Le Corbusier.
Ce dernier resta néanmoins cantonné dans la théorie et dans une expérimentation limitée jusqu’en 1945, année après laquelle il trouva de nombreuses applications sur le terrain.
Cette période fut caractérisée par l’effacement progressif du projet social, propre aux modèles de la première génération.
Par opposition à la ville postlibérale qui privilégie les activités productives comme le commerce et la circulation, Le Corbusier instaurait l’idée de la ville comme un tout qui se base essentiellement sur des fonctions qui se superposent dans la vie urbaine et sont en nombre de quatre:
HABTER _ TRAVAILLER_ CULTIVER LE CORPS ET L’ESPRIT _ CIRCULER
L’analyse des fonctions qui se déroulent dans la ville moderne
La définition des éléments minimums correspondant à chacune des fonctions urbaines.
La recherche des modèles de regroupement des éléments fonctionnels, avec, en perspective, la définition de la structure globale de la ville moderne

WALTER GROPIUS FONDATEUR DU BAUHAUS



Les membres du Bauhaus et du mouvement De Stijl projetaient des cités plantées sur des espaces verts, inondées de soleil, sillonnées de voies de circulation pour drainer harmonieusement la population évoluant entre les différents quartiers définis par leurs activités (habitat, travail, loisir).
La doctrine de l’urbanisme progressiste fut élaborée lors des Congrès internationaux d’architecture moderne (CIAM), la charte d’Athènes définissant les critères de la ville moderne. Le logement était privilégié, la rue « corridor » bannie et la nature largement introduite dans les villes.

BAUHAUS



Ecole, fondée par Walter Gropius en 1919, où fut développée, en quatorze années d'existence, une très large part de l'esthétique moderne en matière de design, de création graphique, de mobilier et d'architecture.
Les peintres et l’urbanisme
De Stijl (en néerlandais « le style »), revue et mouvement fondés par les peintres Theo Van Doesburg et Piet Mondrian en 1917.
Le terme De Stijl désigne à la fois les artistes et architectes qui y étaient associés, leur style et leur revue. De Stijl, lieu d'expression du néoplasticisme et du constructivisme, a été, à l'époque, l'une des revues d'art de référence. Elle parut pour la dernière fois en 1932.
Le mouvement De Stijl réunit des architectes tels que Jacobus Oud, Gerrit T. Rietveld ou Robert Van't Hoff ainsi que des peintres comme Bart Van der Leck, Georges Vantongerloo, Vilmos Huszar et, par la suite, Caesar Domela et Friedrich Vordemberge-Gildewart.
En peinture, les artistes recouraient à des compositions abstraites où dominent les lignes horizontales et verticales, et l'emploi en aplats des couleurs primaires (bleu, rouge et jaune) auxquelles s'ajoutent le noir, le gris et le blanc.
Les rigoureux principes énoncés dans De Stijl furent également appliqués à l'architecture et aux arts décoratifs, dans un souci d'harmonisation des espaces intérieur et extérieur.
La maison Schröder (1924), construite à Utrecht par Rietveld et les maisons ouvrières de Oud à Hoek van Holland (1924-1927) illustrent parfaitement le strict géométrisme abstrait et l'usage de la couleur pure prônés par De Stijl.
Les conceptions architecturales influencèrent profondément le mouvement allemand Neue Bauen (Nouvelle Construction) qui prit forme vers 1920.
LE FONCTIONNALISME SUPPORT DE L’URBANISME MODERNE
fonctionnalisme (architecture), principe architectural selon lequel la forme des bâtiments et du mobilier doit être l'expression de leur usage.
Au XXe siècle, la plupart des architectes du mouvement moderne adoptèrent le principe du fonctionnalisme. S'opposant au classicisme, le fonctionnalisme s'apparente et se confond parfois avec le rationalisme.
Cette doctrine ne peut être détachée d'un cadre de réflexion plus vaste qui vise à réformer l'ensemble des rapports des hommes aux cadre bâti.
Le fonctionnalisme fut un slogan pour les différentes branches de l'avant-garde architecturale de la première moitié du XXe siècle.
Mais chacun des architectes en produisit une application différente.
Ce principe fut, pour Walter Gropius et l'école allemande du Bauhaus, la réponse de l'architecture moderne aux besoins concrets de la société industrielle. Il s'incarna dans des volumes de formes pures, l'emploi du métal, du verre et du béton armé.
Mies Van der Rohe en retint la rigueur et, paradoxalement, développa un « classicisme » fonctionnel, à l'origine du style international.
Franck Lloyd Wright inventa, aux États-Unis, un fonctionnalisme d'inspiration organique, soucieux du psychisme de l'individu.
Le Corbusier développa, au début des années 1920, le concept de « machine à habiter ». Il posa, pour l'habitation, les mêmes exigences d'efficacité et d'adéquation formelle à la fonction que pour un avion, un bateau ou une voiture.
LA VILLE: PRODUIT DU FONCTIONNALISME
L’urbanisme un outil pour la gouvernance
À partir de la grande dépression des années 1930, l’intervention des États en matière d’urbanisme s’accentua.
Pour stimuler le développement économique dans les régions en déclin, la Grande-Bretagne autorisa la nomination de commissaires spéciaux aux pouvoirs étendus.
La Grande-Bretagne, la France, les Pays-Bas et d’autres pays européens réalisèrent plusieurs programmes de logements sociaux inspirés des théories progressistes et surtout hygiénistes.
Aux États-Unis, le président Franklin Roosevelt créa, dans le cadre du New Deal, une Administration des travaux publics chargée de l’amélioration des investissements, un Bureau national d’urbanisme destiné à coordonner l’aménagement à long terme ainsi qu’un programme de création de trois ceintures vertes.

LES INCIDENCES DE L’APRES GUERRE
Après la deuxième Guerre mondiale, les grands travaux de reconstruction des villes et l’urgence du logement entraînèrent une application massive des principes de la charte d’Athènes.
Ils inspirèrent d’abord la rénovation des quartiers et des centres urbains anciens, c’est-à-dire leur démolition au nom de l’hygiène et de la modernisation et leur reconstruction selon les normes nouvelles.
Ce type de rénovation débuta d’abord aux États-Unis sous l’influence des anciens protagonistes du Bauhaus et gagna progressivement l’Europe. L’exemple de Varsovie reste le plus spectaculaire.
Elle a permis de réaliser dans région parisienne plus de cent opérations couvrant près de 600 hectares (à Paris les secteurs du Front de Seine, des Halles-Beaubourg et de la place d’Italie).
Les villes orientales ne furent pas épargnées par cette chirurgie radicale, comme en témoignent certaines opérations de restructuration au Maghreb et au Moyen-Orient.
L’urbanisme progressiste inspira également (et inspire toujours) l’aménagement des périphéries urbaines, qu’il s’agisse de quartiers nouveaux (Stockholm, Amsterdam, etc.) ou surtout de grands ensembles : tours et barres de logements identiques dans les quatre coins du monde, dans lesquelles la rue a disparu.
Elle a permis de réaliser dans région parisienne plus de cent opérations couvrant près de 600 hectares (à Paris les secteurs du Front de Seine, des Halles-Beaubourg et de la place d’Italie).
Les villes orientales ne furent pas épargnées par cette chirurgie radicale, comme en témoignent certaines opérations de restructuration au Maghreb et au Moyen-Orient.
L’urbanisme progressiste inspira également (et inspire toujours) l’aménagement des périphéries urbaines, qu’il s’agisse de quartiers nouveaux (Stockholm, Amsterdam, etc.) ou surtout de grands ensembles : tours et barres de logements identiques dans les quatre coins du monde, dans lesquelles la rue a disparu.

Bofill, Arcades du lac (Saint-Quentin-en-Yvelines)Adepte d'un urbanisme traditionaliste et monumental, l'architecte catalan Ricardo Bofill propose généralement un vaste ensemble de bâtiments déclinés autour d'un espace public et intégrés dans des villes nouvelles, des quartiers neufs et des périphéries.
Seule la Grande-Bretagne resta relativement fidèle au modèle culturaliste de Howard dont les villes nouvelles, résultant du New Town Act (1946), portent la marque. Bâties autour d’un noyau central, elles intégraient des activités diversifiées, se distinguant du modèle progressiste par leur refus d’un fonctionnalisme systématique.
En raison de cette politique volontariste, de nombreux ensembles d’habitations de ce type furent érigés dans les banlieues de Londres mais aussi en France, où la construction de neuf villes nouvelles (Melun-Senart, Saint-Quentin-en-Yvelines, etc.) fut lancée à l’occasion de la publication du Schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme de la région parisienne (1965).

LE POSTMODERNE UNE ALTERNATIVE PROMETTEUSE

La ville de l’age III

Selon le terme de l’architecte et urbaniste français Christian de Portzamparc, lauréat du prix Pritzker 1994, nous serions aujourd’hui au troisième stade de la ville : après la ville médiévale et la ville moderne, la ville de l’âge III opérerait en quelque sorte un retour à une structure urbaine plus traditionnelle tout en intégrant les acquis du mouvement moderne (la lumière, l’espace, les réseaux de circulation, etc.).
Avec la ville contemporaine, qui s’est affranchie des limites de la vieille ville médiévale, les mégalopoles sont devenues infinies et ont donc d’autant plus besoin de repères, à l’opposé des blocs et des objets urbains isolés de la ville moderne, tramée et sans continuité.
L’histoire de l’urbanisme a ainsi montré que les « fonctions » de la ville étaient en interactivité permanente, témoignant de l’hétérogénéité absolue du tissu urbain.
Alors que les progressistes cherchaient systématiquement à exprimer la fonction du bâtiment (une usine doit ressembler à une usine), les postmodernes (Antonio Rossi, Portzamparc, etc.) cherchent à faire ressortir l’hybridité de la ville et refusent les formes figées.
Parallèlement à la vogue du patrimoine qui a fini par englober le tissu urbain ancien (loi Malraux sur les secteurs sauvegardés en 1962, charte d’Amsterdam en 1975), les urbanistes disposent aujourd’hui de moyens accrus pour recycler, transformer et restituer les ensembles anciens dans le processus d’urbanisation.
Les villes, qui sont des formes complexes ou imparfaites, deviennent ainsi des villes flexibles, plus soucieuses de cohésion formelle que fonctionnelle.
Pour autant, il ne faut pas supprimer les différences entre les territoires, ni trop « coudre » les espaces urbains les uns aux autres pour tout homogénéiser.
La banlieue ne doit pas être comme le centre, sans quoi les sens humains, qui lisent le dedans et le dehors d’une ville, peuvent se perdre.
Il convient de créer des sous-villes, offrant ainsi des échelles d’appropriation plus petites aux mégapoles.
Le quartier Massena, dans l’Est parisien, se veut une illustration de ces théories, un quartier-laboratoire de la ville de l’âge III : à l’opposé des îlots fermés haussmanniens, il est composé d’une succession d’îlots ouverts, avec des fentes pour permettre le passage de la lumière. En même temps, l’alignement sur rue est respecté, tout comme une certaine homogénéité des constructions qui donne sa cohérence à l’ensemble.
La ville de reconversion, de modification et de transformation du contexte se substitue ainsi à la ville moderne de la rupture.
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